Saint-Jérôme
Devoir s’entrainer avec des armes militaires ou un lance-grenade ne peut qu’impliquer des risques inhérents, considérant que les armes n’ont d’autres but que de causer de la destruction, incluant la perte de vie humaine.
À l’inverse, l’éducation ne peut se faire de manière violente ou anarchique, puisque celle-ci vise avant tout le perfectionnement de la sociabilité.
Ma vision de l’armée canadienne à cet effet à toujours été celle d’une armée ne recherchant point le conflit militaire, mais l’appui logistique et technologique aux forces alliées, répondant aux ordres des Nations-Unies, oeuvrant à prévenir et résoudre pacifiquement les conflits.
En effet, il serait juste de s’interroger sur la pertinence d’entrainer des jeunes recrues au combat, si la guerre elle-même n’est pas en-soi un objectif final de l’armée canadienne.
Au sujet des protestations anarchiques en France, la force est toujours anti-démocratique, puisqu’elle ne peut en aucun cas produire d’égalité parmi les individus. Conséquemment, l’adhésion à une institution publique implique le respect obligatoire de l’ordre social entres les différents membres de la communauté.
En somme, l’éducation positive est donc un droit humain non-aliénable, en considérant que l’éducation doit être au service de la collectivité avant le diplôme, et de cette manière, celle-ci doit nécessairement prévaloir sur l’intelligence humaine, étant moralement subordonnée à la sociabilité, conditionnelle au progrès systémique de l’humanité.
Etienne Robillard
Éditeur en chef, Applied Human Neurosecurity Journal
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Aussi, quand l’éducation positive aura prévalu, les conditions morales seront fréquemment invoquées comme garanties de la véritable aptitude intellectuelle. La sagesse révolutionnaire de la Convention pressentit, à sa manière, une telle solidarité, en osant placer quelquefois les titres républicains au-dessus des épreuves scientifiques. Quoiqu’une semblable pratique devînt aisément illusoire, et même abusive, tant que la morale universelle n’est pas systématisé, le reproche de tendance rétrograde conviendrait davantage à l’usage actuel, qui ne fait nullement concourir le coeur aux garanties professionnelles, toujours demandées uniquement à l’esprit. Auguste Comte (Discours sur l’ensemble du positivisme, chapitre IV, page 311)

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